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Petit tour des pratiques funéraires écologiques et conventionnelles

Aujourd’hui, c’est la Toussaint. En France, c’est une occasion de rendre hommage à nos défunts. Profitons-en pour revenir sur les pratiques funéraires écologiques ou non et s’interroger sur leur impact.

Car même si la “mort” est souvent un sujet délicat, voire tabou, nous sommes tous concernés, et il est important d’en être conscient. Et puis à quoi bon être écolo toute sa vie, si c’est pour polluer à notre mort ? 😅 (tentative d’humour noir)

Hum… Reprenons.


Mourir, ça pollue

Car et oui, mourir, ça pollue ! Aujourd’hui en France, on compte environ 600 000 décès par an. L’enterrement et l’incinération sont les deux seules options légales. Mais toutes les substances toxiques et métaux lourds absorbés au cours de l’existence polluent les sols et l’atmosphère pendant la mort. Les prothèses et implants aussi qui restent dans leurs corps de nos défunts aussi.

Les pratiques funéraires conventionnelles

Depuis les années 80, on pratique des soins de thanatopraxie qui consistent à embellir le corps : on utilise des produits chimiques (formaldéhyde, méthanol, du glycol, de l’éosine…) pour le conserver plus longtemps.

Les cercueils en bois utilisés pour l’enterrement pèsent sur la déforestation : en France 100 000 stères sont utilisés pour couvrir les besoins funéraires. En marbre, en granit ou en pierre, les pierres tombales pèsent dans la surconsommation de minéraux et l’appauvrissement des carrières.

L’incinération représente 1/3 des décès. En plus de consommer de l’énergie et des ressources (27 litres d’essence + du bois pour le cercueil), la crémation rejette du CO2. Les dioxines et mercure présent dans le corps se retrouvent aussi dans l’atmosphère.


Les pratiques funéraires écologiques

Alors comment réduire l’impact environnemental de nos morts et de leurs funérailles ?

  • Il faudrait éviter la thanatopraxie.
  • Le cercueil doit être fabriqué à partir de matières biodégradables : carton, bambou, osier ou papier mâché…
  • Les vêtements doivent être sans plastique et en matière naturelle.
  • On peut choisir aussi une urne biodégradable ou qui peut se transformer en arbre.
  • Certains cimetières sont entretenus de manière écologique et sans produits chimiques.

Autres pratiques funéraires écologiques

À l’étranger, les scientifiques cherchent d’autres solutions pour rendre les obsèques moins polluantes : aquamation (par l’eau), promession (utilisation d’azote liquide), humusation (réduction du corps en compost)…

De quoi rendre la mort plus compatible avec les enjeux environnementaux.

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